Julie Driscoll, Brian Auger & The Trinity
Steampacket (1965-1966) : Julie Driscoll (initialement secrétaire dans l’équipe de gestion) intègre le groupe Steampacket, formé par Brian Auger, avec Long John Baldry et Rod Stewart
Formations conjointes : En 1967, Julie rejoint The Trinity, le trio de jazz mené par Brian Auger, devenant alors Julie Driscoll, Brian Auger & The Trinity
Leur album Open (1967) marque leurs débuts officiels ensemble, avec une forte proportion d’instrumentaux jazzy et des morceaux chantés par Julie, dont une version captivante de Season of the Witch
Succès et reconnaissance
Leur reprise de "This Wheel's on Fire" (Bob Dylan / Rick Danko) devient un tube, atteignant le n° 5 au Royaume-Uni (1968), n° 13 au Canada et apparaissant juste en dessous du Hot 100 aux États-Unis
L’album Open atteint la 12ᵉ place des charts britanniques la même année, suivi en 1969 par Streetnoise, un double album ambitieux
Le groupe assure même la première partie de Led Zeppelin à Pasadena en mai 1969Le duo incarne visuellement et musicalement l’esprit de Swinging London, avec Julie (alias "Jools") souvent considérée comme une icône de cette époque
Le mélange singulier de jazz, R&B, soul teinté de psychédélisme provoque une fascination durable
Le succès centré sur Julie provoque certaines tensions : le groupe ressent parfois qu’elle est mise en avant au détriment de la cohésion, et certains membres (comme le guitariste Gary Boyle) quittent le groupe
Julie quitte temporairement le groupe, puis revient en 1969 pour Streetnoise, avant de se retirer à nouveau afin de poursuivre une voie artistique plus expérimentale aux côtés de son futur mari, le pianiste Keith TippettAprès 1970, Brian Auger fonde le groupe de jazz-fusion Oblivion Express, explorant de nouvelles sonorités progressives
Julie se lance dans le jazz expérimental et l’improvisation sous le nom de Julie Tippetts, participant à des projets comme Centipede, Ovary Lodge ou des ensembles dirigés par Keith TippettEn 1978, le duo se retrouve pour l’album Encore, leur première collaboration depuis près de dix ans, alliant jazz-fusion et rock progressif
Julie Driscoll et Brian Auger ont formé l’un des duos les plus marquants de la scène britannique des années 1960, mêlant jazz, soul, psychédélisme et une touche de révolution visuelle. Leur collaboration fut intense, créative et courte — pour ensuite se prolonger par des chemins artistiques audacieux, avant une ultime réunion en 1978.

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