Articles

Mink DeVille - Le Chat Bleu - lp 1979

Image
 L’album Le Chat Bleu de Mink DeVille, sorti en 1979, est une œuvre singulière qui mêle rock, soul, influences cajun et cabaret français. Produit par Willy DeVille et Steve Douglas, l’album a été enregistré à Paris et à New York, avec des arrangements de cordes supervisés par Jean-Claude Petit. Il est souvent considéré comme un chef-d'œuvre méconnu de la musique rock des années 1980. L'album s'ouvre sur "This Must Be the Night", une chanson qui évoque le style de Doc Pomus, avec des harmonies rappelant les années 1950. D'autres morceaux, comme "Savoir Faire" et "Lipstick Traces", présentent des influences de la Brill Building et du rock'n'roll, tandis que "Mazurka" introduit des éléments de musique cajun, et "Just To Walk That Little Girl Home" offre une ballade émotive. Cette diversité musicale témoigne de l'ambition de DeVille de fusionner différents genres pour créer un son unique 1. This Must Be The Nigh...

Mink DeVille

Image
 Mink DeVille était un groupe de rock américain fondé en 1974 à San Francisco par Willy DeVille (né William Paul Borsey Jr.). Le groupe s'est fait connaître dans les années 1970 en tant que groupe résident du légendaire club CBGB à New York, aux côtés de groupes emblématiques tels que les Ramones et Patti Smith Le groupe a été formé après que Willy DeVille ait rencontré le batteur Thomas R. "Manfred" Allen Jr. et le bassiste Rubén Sigüenza à San Francisco. Ils ont joué sous différents noms, dont "Billy de Sade and the Marquis", avant de se rebaptiser Mink DeVille en 1975, inspirés par un manteau de vison porté par le guitariste Fast Floyd Leur style musical était un mélange unique de rock, soul, blues, rythmes latins et influences de la Brill Building, avec une touche de punk et de new wave En 1977, Mink DeVille a sorti son premier album, Cabretta , produit par Jack Nitzsche, qui a été bien accueilli par la critique. Ils ont suivi avec Return to Magenta en 1978...

Champion Jack Dupree - The Women Blues of (1961) lp

Image
 l’album a été enregistré lors d’une session en Suisse, sous la direction de Chuck Edward Smith. Champion Jack Dupree est accompagné d’un petit groupe électrique — Chris Lange à la guitare, Fritz Ruegg à la basse et Bobby Lentwiler à la batterie — offrant une sonorité plus structurée que certains de ses enregistrements solo.  L’ensemble est parfois jugé un peu "monolithique", mais mérite une écoute attentive, en particulier sur des titres comme  Talk to Me Baby ,  Old Woman Blues ,  Hard Feelings Blues ,  Bus Station Blues , et  Rattlesnake Boogie 1. Ain’t That A Shame Un blues classique d’ouverture : Dupree installe d’emblée son groove de piano. Le texte exprime la désillusion et l’ironie face aux déceptions amoureuses. Le morceau n’a pas la flamboyance d’un boogie, mais joue sur la répétition hypnotique et la voix râpeuse. 2. Talk To Me Baby Un des moments forts du disque. Dupree allie une voix implorante à un jeu de piano énergique. L’accompagnement...

Champion Jack Dupree

Image
 Champion Jack Dupree (né William Thomas Dupree, 23 juillet 1909 à La Nouvelle-Orléans – 21 janvier 1992 à Hanovre, Allemagne ) est une figure majeure du blues et du boogie-woogie au piano . Sa vie et sa carrière sont à la fois marquées par l’histoire du blues, l’errance, et une énergie unique Né à La Nouvelle-Orléans , il est orphelin très jeune après la mort de ses parents dans un incendie. Il grandit dans l’orphelinat de la ville, le même où Louis Armstrong avait passé une partie de son enfance. Il apprend le piano auprès de musiciens locaux, notamment Willie Hall, dit "Drive ’Em Down". Dans les années 1930, il se fait remarquer comme pianiste de barrelhouse et de boogie-woogie . Son style est marqué par une rythmique puissante, des improvisations expressives et une voix rauque. Dans les années 1940, il enregistre à Chicago et devient l’un des grands noms du blues urbain . En 1941, il est enrôlé dans la marine américaine, fait prisonnier par les Japonais et reste captif ...

Janis Martin - That Rockin' Gal LP (Bear Family)

Image
 Ce disque est une compilation de 14 titres originaux de Janis Martin, enregistrés dans les années 1956–1958, sortis en 1979 chez Bear Family Records (réf. BFX15032) Il restitue l’énergie brute de Janis Martin, l’une des premières femmes emblématiques du rockabilly, surnommée “the Female Elvis” Face A 1. Love And Kisses (1:45) Un court titre qui met directement en avant le ton adolescent et insouciant de Janis. La voix est fraîche, légère, portée par une orchestration simple. Une ouverture qui évoque le charme juvénile plutôt qu’une énergie brute. 2. Cracker Jack (2:03) Beaucoup plus affirmé. On retrouve l’énergie rockabilly, avec une guitare nerveuse et une voix qui balance entre espièglerie et punch. Titre typique du “teen rock” de la fin des 50’s. 3. Good Love (2:14) Un tempo medium, avec une saveur country marquée. Janis se montre plus expressive, presque bluesy par moments. Ce morceau démontre qu’elle n’est pas qu’une “Elvis au féminin”, mais qu’elle a sa propre sensibilit...

Janis Martin

Image
 Janis Martin (1940–2007) est une chanteuse américaine de rockabilly, surnommée “the Female Elvis” (« l’Elvis féminin ») en raison de son énergie scénique et de son style vocal rappelant celui d’Elvis Presley. Née le 27 mars 1940 en Virginie (États-Unis), Janis Martin grandit dans un environnement musical, influencée par la country et le rhythm & blues. Elle commence à chanter dès son enfance et participe à des concours de talents. En 1956 , à seulement 15 ans, elle signe avec RCA Victor, le même label qu’Elvis Presley. Son premier grand succès est “Will You Willyum” , qui entre dans les classements et lui apporte une reconnaissance nationale. Sa voix puissante, son dynamisme et son look contribuent à sa réputation d’icône féminine du rockabilly à une époque où ce genre est dominé par des hommes. Elle se produit dans de grandes émissions de radio et de télévision, et effectue des tournées aux États-Unis et en Europe. Sa carrière est freinée par des conventions sociales de ...

Slade - Slade alive! - lp 1972

Image
 Sorti en mars 1972, Slade Alive! est enregistré en direct en 1971 au Command Theatre Studio de Londres, devant un petit public invité. À l’époque, Slade n’est pas encore un poids lourd des charts : cet album va changer leur carrière et leur donner une réputation de bêtes de scène. L’album n’a rien d’un live policé : c’est brut, rugueux, avec un son garage presque sauvage. On entend la sueur, les cris du public, l’humour de Noddy Holder entre les morceaux, et surtout une énergie explosive qui capture ce que Slade faisait de mieux : rallier une salle entière en quelques riffs. La production volontairement peu retouchée donne un côté « sale », qui fait tout le charme du disque. 1. Hear Me Calling (5:45) Reprise de Ten Years After, c’est une ouverture idéale . Slade prend un morceau blues-rock et le propulse dans un univers plus rugueux, plus nerveux. Le riff est massif, les breaks sont secs, et Noddy Holder impose déjà sa voix râpeuse, presque criée. On sent immédiatement que ce...