B-52’s - Wild planet - lp 1980

 L’album Wild Planet, sorti en août 1980, est le deuxième disque studio des B-52’s, et il a confirmé leur statut de groupe culte de la scène new wave américaine.


Après le succès inattendu de leur premier album (The B-52’s, 1979) et du single “Rock Lobster”, le groupe revient rapidement en studio. Une bonne partie des chansons de Wild Planet faisait déjà partie de leur répertoire scénique depuis plusieurs années. Le disque est produit par Chris Blackwell (Island Records), qui avait déjà travaillé avec eux, et conserve le son cru et festif de leurs débuts.

Énergie : toujours ce mélange unique de rock rétro (surf, garage rock), de new wave et de dance punk.
Voix : l’alternance entre le chant ironique de Fred Schneider et les harmonies extravagantes de Kate Pierson et Cindy Wilson est encore plus affirmée que sur le premier album.
Guitare : Ricky Wilson développe son style particulier avec des accords atypiques et une guitare aux cordes parfois retirées, donnant un son nerveux et minimaliste.
Ambiance : le disque est à la fois kitsch, délirant, mais plus maîtrisé et homogène que le premier.

“Party Out of Bounds” : une satire des fêtes universitaires américaines, avec des chœurs délirants et un tempo frénétique.
“Private Idaho” : probablement le morceau le plus connu de l’album, un hit radiophonique qui reste un classique des B-52’s.
“Give Me Back My Man” : chanté par Cindy Wilson, plus émotionnel et dansant.
“Strobe Light” et “Dirty Back Road” : des titres plus sensuels et hypnotiques.
Dans l’ensemble, aucun remplissage : chaque chanson contribue à l’ambiance.



À sa sortie, Wild Planet est très bien accueilli :
Les critiques y voient une confirmation du talent des B-52’s, qui ne sont pas qu’un “one-hit wonder”.Il atteint le Top 20 aux États-Unis et se vend solidement à l’international. Certains reprochent au disque de ne pas trop s’écarter de la formule du premier album, mais beaucoup saluent la constance et l’énergie.

Wild Planet est souvent considéré comme l’un des meilleurs albums des B-52’s, voire leur sommet artistique avant l’ère Cosmic Thing (1989).
C’est un disque dansant, excentrique et intemporel, qui capture l’esprit débridé du groupe tout en offrant des chansons mémorables.
Il a aussi marqué la new wave américaine en prouvant qu’elle pouvait être festive, ironique et accessible, sans renoncer à l’expérimentation.

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