Billy May
Billy May est né le 10 novembre 1916 à Pittsburgh (États-Unis). Il apprend très tôt la trompette et se passionne pour le jazz et le swing. Dans les années 1930, il rejoint déjà des orchestres de danse locaux avant d’intégrer de grands ensembles.
Il commence à se faire un nom comme arrangeur et trompettiste dans l’orchestre de Charlie Barnet à la fin des années 1930.
C’est lui qui écrit l’arrangement célèbre de Cherokee, un morceau devenu l’hymne du big band de Barnet.
En 1940, il rejoint l’orchestre de Glenn Miller, où il contribue à l’écriture de plusieurs arrangements remarqués, apportant son style énergique et plein d’humour.
Après la Seconde Guerre mondiale, Billy May devient arrangeur indépendant à Hollywood. Il travaille avec de nombreux chanteurs de premier plan, dont :
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Frank Sinatra → il signe plusieurs des orchestrations les plus dynamiques de l’ère Capitol, comme dans Come Fly With Me (1958).
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Nat King Cole → il crée des arrangements pleins de swing pour Just One of Those Things (1957).
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Peggy Lee, Ella Fitzgerald, Anita O’Day, et beaucoup d’autres.
Son style est reconnaissable : des orchestrations brillantes, pleines de cuivres puissants, avec souvent une touche humoristique et décalée.
Billy May écrit aussi pour Hollywood :
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Il compose des musiques de films et de séries télé.
Billy May a remporté plusieurs Grammy Awards.
Son influence est majeure dans le monde du big band jazz et de l’orchestration pop-jazz des années 1950-60.
Il est resté actif jusqu’aux années 1980.
Billy May est décédé le 22 janvier 2004 à l’âge de 87 ans, en Californie.
Il laisse derrière lui un héritage immense, à la fois comme trompettiste, arrangeur et compositeur, ayant donné une identité sonore unique à l’âge d’or des grands orchestres américains.
Le style Billy May
Énergie et humour : ses orchestrations étaient pleines de vitalité, avec des cuivres éclatants et souvent des effets comiques (glissandi de trombones, rythmes inattendus).
Swing irrésistible : même dans les ballades, il insuffle du mouvement.Quelques morceaux marquants avec son propre orchestre
Lean Baby (1951) → un titre instrumental qui illustre son style pétillant et humoristique.
Fat Man Boogie (1951) → un exemple parfait de son goût pour les orchestrations joyeuses et pleines de swing.

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