Bobby Freeman - Do You Wanna Dance? - 1958 Josie

 Bobby Freeman n’avait que 17 ans quand il a écrit et enregistré le titre-phare, "Do You Want to Dance", qui donne son nom à l’album.


Le disque arrive dans un moment charnière : le rock ‘n’ roll et le rhythm & blues s’entremêlent, et des jeunes artistes afro-américains comme Little Richard ou Chuck Berry ouvrent la voie.

Énergie juvénile
L’album capture parfaitement l’excitation adolescente des débuts du rock. La voix de Freeman est fraîche, directe, pleine de vitalité.

Le single-totem
"Do You Want to Dance" est sans doute l’un des morceaux les plus emblématiques de la fin des années 1950 : simple, entraînant, et immédiatement dansant. Ce titre surpasse largement le reste du disque et deviendra immortel grâce aux reprises (Beach Boys, Bette Midler, John Lennon, etc.).




When You’re Smiling (2:18)
Une reprise d’un standard de jazz/vocal pop.
Freeman apporte une touche rhythm & blues, mais ça reste assez sage.
On sent qu’on veut montrer sa versatilité vocale.


Little Girl Don’t You Understand (2:22)

Plus proche de son univers rock/R&B.
Atmosphère doo-wop avec des chœurs simples.
Sympathique, mais pas marquant.

Ebb Tide (2:20)

Une ballade pop déjà très connue.
Freeman la chante avec sérieux, mais elle ralentit le tempo.
Montre sa fibre plus romantique.


Mardi Gras Rock (2:05)

Titre plus énergique, léger et festif.
Probablement inspiré par l’ambiance New Orleans.
Un des morceaux les plus vivants de la première face.


A Love to Last a Lifetime (2:35)

Ballade au ton sentimental.
Belle voix, mais pas d’originalité musicale.

Do You Wanna Dance (2:30)

Le joyau absolu 
Fraîcheur, simplicité, groove contagieux.
À lui seul, ce morceau justifie l’album et deviendra un classique du rock’n’roll international.

On the Sunny Side of the Street (2:00)

Autre standard de jazz populaire (interprété par Sinatra, Ella Fitzgerald…).
Version correcte, mais qui donne l’impression de "remplissage".

I Believe (2:47)

Ballade gospelisée, très lente et sérieuse.
Une tentative de montrer un côté spirituel.

Responsible (2:50)

Plus énergique, ambiance pop-R&B.
Sans être un grand titre, c’est un des plus dynamiques de la face B.

Because of You (2:40)
Ballade romantique déjà popularisée par Tony Bennett.
Bobby l’interprète avec sincérité, mais le contraste avec "Do You Wanna Dance" est frappant.

Good Lovin’ Is What I Need (2:15)
Retour à un rock’n’roll plus vif.
Un des titres les plus "authentiquement Bobby Freeman" de cette seconde moitié.

You’ll Never Walk Alone (2:40)
Standard de Rodgers & Hammerstein, repris plus tard par Gerry & The Pacemakers.
Bobby le chante en mode solennel, presque gospel.
Clôture sur une note sérieuse et théâtrale.


Un pont entre R&B et pop
On sent déjà chez Freeman un mélange entre le swing R&B et la simplicité pop, ce qui annonce la soul et le surf rock du début des années 1960.

Un disque historique 

Do You Wanna Dance? est surtout un document des débuts du rock ‘n’ roll californien, porté par un single qui a traversé les décennies.

L’album en entier reste charmant pour les amateurs de cette époque, mais il est inévitablement éclipsé par sa chanson-phare.

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