Motörhead – Overkill (1979)
Après un premier album un peu brouillon (Motörhead, 1977), le trio Lemmy / Fast Eddie Clarke / Phil "Philthy Animal" Taylor trouve vraiment sa formule magique avec Overkill. C’est un disque qui définit l’identité sonore du groupe et influence directement le thrash metal et le speed metal des années 80.
Batterie : Phil Taylor révolutionne le metal avec son usage intensif de la double grosse caisse (particulièrement sur le morceau-titre). Ce style frénétique deviendra un standard du metal extrême.
Basse de Lemmy : saturée, jouée comme une guitare rythmique, elle donne au groupe sa puissance brute.
Guitare d’Eddie Clarke : crue, sale mais efficace, entre riffs rock’n’roll et attaques métalliques.
La production est encore rugueuse, pas polie, ce qui contribue à l’énergie punk/garage du disque.
"Overkill" : ouverture d’une violence inédite pour l’époque. Le riff + la double pédale = naissance du speed metal.
"Stay Clean" : un hymne, avec un des meilleurs soli de basse de Lemmy.
"Capricorn" : plus lent, presque doom, montre la variété du groupe.
"Metropolis" : atmosphère étrange, hypnotique.
"No Class" : riff accrocheur, souvent comparé à ZZ Top mais joué avec la brutalité Motörhead.
"Tear Ya Down" : proto-thrash, vitesse et agressivité.
Album charnière : sans Overkill, pas de Metallica, Slayer, Anthrax ni Megadeth tels qu’on les connaît.
Il fusionne la vitesse du punk avec la lourdeur du hard rock, donnant naissance à un style unique.
Considéré comme un des meilleurs albums du groupe, aux côtés de Ace of Spades (1980).
Une énergie brute et sauvage.
Innovation rythmique (double grosse caisse).
Des morceaux devenus des classiques.
Overkill n’est pas seulement un excellent album de Motörhead, c’est un disque fondateur pour toute une scène. Encore aujourd’hui, il garde son intensité et son côté "coup de poing".


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