Steppenwolf - The Second - lp 1968.
Après le succès de leur premier album (Steppenwolf, 1968) et du single “Born to Be Wild”, le groupe était attendu au tournant. Avec The Second, ils devaient confirmer leur statut de figure montante du rock psychédélique et du hard rock naissant.
“Magic Carpet Ride” : la pièce maîtresse du disque, l’un de leurs plus grands succès. C’est un morceau à la fois planant et énergique, mélangeant sons psychédéliques et groove hard rock.
Sonorité plus variée : l’album explore davantage de styles que le premier — entre blues rock (“Tighten Up Your Wig”), rock dur (“Don’t Step on the Grass, Sam”) et ballades plus lyriques.Écrite par Mars Bonfire (aussi auteur de Born to Be Wild).
Un morceau d’ouverture énergique, un rock nerveux qui met directement l’auditeur dans l’ambiance.
Pas révolutionnaire mais efficace, il annonce le ton : une suite qui veut maintenir l’intensité du premier LP.
Blues rock entraînant, dominé par l’harmonica de John Kay.
C’est un clin d’œil au Chicago blues mais avec une approche plus lourde.
Sympa mais pas un titre majeur : plus une démonstration de style qu’un morceau mémorable.
Plus atmosphérique, presque une ballade psychédélique.
John Kay y adopte un chant plus doux.
Donne une respiration intéressante, mais peut sembler mineur au regard des morceaux phares.
Morceau étrange et expérimental, à tendance psychédélique.
Ambiance planante et un peu ésotérique.
Certains auditeurs l’adorent pour son originalité, d’autres trouvent qu’il casse le rythme de l’album.
L’un des grands morceaux de l’album, très engagé.
Cible directe les campagnes gouvernementales anti-cannabis et la répression.
Mélange de groove bluesy et de rock dur.
Exemple parfait du côté contestataire de Steppenwolf.
Une composition plus sombre, avec une tension dramatique.
Le texte reflète l’atmosphère de la fin des années 60 : peur, rébellion et recherche de liberté.
Intéressant, mais un peu oublié dans leur discographie.
7. Magic Carpet Ride
LE sommet de l’album.Intro planante, guitare hypnotique, puis un groove explosif.
Mélange parfait de psychédélisme et de puissance rock.
Un des classiques absolus du groupe et un des hymnes de 1968.
8. Disappointment Number (Unknown)
Morceau blues-rock ironique, un peu satirique.
Fonctionne comme une transition légère après le poids de “Magic Carpet Ride”.
Pas majeur, mais donne une couleur différente.
Instrumental expérimental, assez free-form.
Montre leur goût pour l’improvisation psychédélique.
Peut paraître brouillon pour certains, mais il a son charme dans le contexte de 1968.
Autre titre expérimental, centré sur les claviers (orgue Leslie).
L’un des morceaux les plus “trip” de l’album.
Plus une curiosité qu’un vrai hit, mais il illustre bien l’exploration sonore de l’époque.
Long morceau (presque 7 min) qui mêle différents climats.
C’est une mini-suite rock : passages calmes, montées intenses, énergie dramatique.
Un final ambitieux qui clôt l’album sur une note grandiose.
Engagement politique : “Don’t Step on the Grass, Sam” est une critique directe des campagnes anti-cannabis aux États-Unis, ce qui ancre le groupe dans la contre-culture de l’époque.
Production : plus riche que le premier album, avec davantage d’expérimentation sonore.
The Second ne possède pas l’impact révolutionnaire du premier, qui contenait “Born to Be Wild” et “The Pusher”.
À sa sortie, The Second est bien accueilli, notamment grâce au succès de “Magic Carpet Ride”, qui devient un classique instantané.
Avec le temps, il est vu comme un album charnière : moins explosif que le premier, mais important pour montrer que Steppenwolf n’était pas qu’un “one-hit wonder”.Il contribue aussi à cimenter leur réputation de pionniers du proto-hard rock, tout en gardant un pied dans la scène psychédélique de la fin des années 60.


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