The casinos - Then you can tell me goodbye - lp - President 1967

 Le groupe The Casinos est un groupe vocal américain de style doo-wop / pop originaire de Cincinnati (Ohio).


Les Casinos se forment au début des années 1960.

Le leader et chanteur principal est Gene Hughes, accompagné de plusieurs chanteurs et musiciens locaux de Cincinnati.

Le groupe s’inscrit dans la lignée des ensembles doo-wop de la fin des années 1950, avec un style vocal riche en harmonies.



Enregistrée en 1967 et produite par Gene Hughes avec l’aide de Bob Hatter, cette ballade au style doo-wop romantique devient leur plus grand succès.

Elle atteint la 6ᵉ place du Billboard Hot 100 et la 1ʳᵉ place du classement Adult Contemporary.

C’est le seul hit national majeur du groupe, ce qui en fait un « one-hit wonder », mais la chanson est restée un classique du genre.

Le groupe continue à se produire régionalement mais ne retrouve pas le même succès commercial.

Gene Hughes quitte un temps le groupe, puis poursuit dans la production et le management.

The Casinos, avec différentes formations et musiciens, continuent à tourner sur le circuit oldies aux États-Unis.

LP des Casinos, qui est en fait leur unique album long format (paru en 1967, dans la foulée du succès de Then You Can Tell Me Goodbye.

1. Rag Doll (3:15)

Reprise du classique des Four Seasons. Les Casinos l’abordent avec un tempo plus posé et un accent sur l’harmonie vocale. Ça met tout de suite la couleur : hommage aux grands groupes doo-wop, avec un vernis plus soul. Moins nerveux que l’original, mais plus tendre.

2. Gina (2:12)

Une ballade courte, un peu sucrée, dans la tradition pop italienne-américaine des années 60. On y entend l’influence de Dion et des Belmonts. La voix de Gene Hughes y brille, mais l’arrangement reste assez classique.

3. Certain Girl (2:45)

Un morceau plus rythmique, avec une touche R&B. La ligne vocale principale est soutenue par des chœurs en contrepoint. Pas aussi marquant que les standards, mais plaisant.

4. Talk To Me (2:45)

Reprise d’un hit de Little Willie John (aussi popularisé par Sunny & the Sunglows). Les Casinos en donnent une version lisse et élégante, adoucie, plus pop que soul. Le contraste avec la version originale plus rauque est frappant, mais leur douceur séduit.

5. Then You Can Tell Me Goodbye (2:57)

La pièce maîtresse. Ballade impeccable, atmosphère rêveuse, avec une tension émotionnelle qui monte subtilement. C’est à la fois doo-wop et country-soul dans l’esprit. Pas étonnant que ce soit devenu un classique.

6. Maybe (3:11)

Reprise d’un standard doo-wop (The Chantels, 1958). Version respectueuse, mais avec un style plus “adult contemporary”. Les harmonies féminines de l’original manquent, mais le groupe en propose une lecture masculine touchante.

7. What Kind Of Fool Am I (3:48)

Un standard de Broadway (Anthony Newley / Leslie Bricusse). Ici, les Casinos s’aventurent vers la pop orchestrale. Long morceau, plus théâtral que doo-wop, mais Gene Hughes le chante avec beaucoup d’émotion. Une curiosité, un peu hors-style.

8. Hold On I’m Coming (2:28)

Reprise du tube soul de Sam & Dave. La version des Casinos manque de la puissance et du groove de l’original, mais la transposition dans un cadre vocal pop est intéressante. On sent la volonté d’élargir leur répertoire au-delà du doo-wop.

9. Gee Whiz (2:32)

Chanson tendre, popularisée par Carla Thomas. Ici encore, le groupe adoucit la soul originelle. Jolie lecture, mais un peu sage.

10. To Be Loved (2:24)

Standard de Jackie Wilson. Le contraste est grand : là où Jackie était feu et intensité, les Casinos proposent une version plus ronde et romantique. Agréable, mais édulcorée.

11. I Still Love You (2:15)

Un des rares titres originaux du disque. Mélodie simple, mais sincère, portée par un refrain accrocheur. Ce genre de titre montre que le groupe aurait pu développer un répertoire plus personnel au lieu de se reposer sur des reprises.

12. Magic Circle

Clôture sur une note plus psychédélique/pop, proche de l’air du temps (1967 oblige). Moins doo-wop, plus variété pop orchestrée. Cela surprend mais reflète la volonté d’évoluer.


Cet album est avant tout un écrin pour le tube "Then You Can Tell Me Goodbye", mais il se construit 

Les Casinos ne révolutionnent rien, mais ils donnent une lecture douce, polie et accessible, adaptée au public pop adulte de la fin des années 60.

 En résumé : un bel instantané du doo-wop tardif, qui touche au moment où le genre s’efface derrière la soul et le rock psychédélique. Le disque plaira aux amateurs de ballades vocales soyeuses, mais semblera trop lisse à ceux qui préfèrent l’énergie brute des originaux.

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