The Polecats - Polecats Are Go! - lp Mercury (1981)
Polecats Are Go! (1981) est sans doute l’album le plus emblématique du groupe, celui qui a propulsé les Polecats hors de la scène underground pour les amener dans le mouvement neo-rockabilly international.
Sorti en 1981 sur Mercury Records, c’est leur premier vrai album studio.
Il arrive au moment où le revival rockabilly bat son plein, avec les Stray Cats en tête de file.Contrairement à leur LP précédent (Rockabilly Guy), plus brut et fanzine-like, Polecats Are Go! bénéficie d’une production professionnelle et d’une diffusion large.
Le disque garde les racines rockabilly 50s (slap de contrebasse, riffs twangy, tempo swing), mais ajoute une dimension new wave / glam qui le distingue.
La voix de Tim Polecat est à la fois théâtrale et ironique, entre crooner rétro et énergie punk.Les guitares de Boz Boorer se baladent entre riffs vintage et sonorités plus modernes, parfois proches du psychobilly naissant.
How High the Moon
Reprise d’un standard de jazz (Ella Fitzgerald, Les Paul).Les Polecats le transforment en un rockabilly sautillant, avec un slap de contrebasse irrésistible.
Belle démonstration technique et hommage aux racines pré-rock’n’roll.
Red, Ready, Amber
Original pétaradant, inspiré du langage routier anglais (feux de circulation).Énergie très punky dans l’attitude, tout en restant rockabilly.
Don’t Cry Baby
Montre une facette tendre du groupe, entre romantisme 50s et sensibilité glam.
Marie Celeste
Ambiance dramatique, presque cinématographique.
Preuve que le groupe ose sortir des clichés festifs du rockabilly revival.
Black Magic
Le chant de Tim Polecat joue beaucoup sur l’exagération, ce qui donne un côté cabaret gothique.
Don’t Push (Cover de Don Deal)
La rythmique basse-batterie est percutante, rappelant les débuts punk du groupe.
We Say Yeah
Version survitaminée, qui s’inscrit dans la tradition revival rockabilly.
Beaucoup de fun, parfaite pour les concerts.
Little Pig (cover de Dale Hawkins)
Côté novelty song qui rappelle certains titres rock’n’roll 50s loufoques.
Running Back
Fait retomber la tension, plus introspectif.
Big Green Car (Cover de Jimmy Carrol)
Hymne teenage, plein de second degré.
Son riff accrocheur en a fait un des morceaux emblématiques du disque.
Rockabilly Guy
Réenregistrement de leur tube Nervous Records (1979).
Plus produit, moins brut que la version originale, mais plus accessible au grand public.
Véritable carte de visite du groupe.
Baby Doll
Titre rétro au charme naïf, qui pourrait presque être une ballade pop des 60s revisitée.
Donne un contraste léger et sucré dans un album souvent nerveux.
All Night Long
Rock’n’roll classique, énergique, taillé pour la scène.
Rythme effréné, qui évoque les danses de juke-box.
John I’m Only Dancing
Reprise de Bowie, leur single phare.
Audacieuse, car Bowie était à l’opposé du rockabilly traditionnel.
Les Polecats en font un morceau dansant, nerveux, pont parfait entre glam et 50s.
L’album a eu un succès critique mitigé : apprécié pour son énergie et son originalité, mais parfois critiqué pour trop de reprises et pas assez de matériel original fort.
Commercialement, il leur a permis d’entrer dans les charts britanniques, mais sans atteindre le niveau des Stray Cats.Avec le temps, il est vu comme un disque culte qui capture parfaitement l’esprit du neo-rockabilly londonien du début des années 80.
Polecats Are Go! est un album charnière : à la fois hommage aux 50s et clin d’œil aux 70s glam/new wave.
Pas parfait (certains le trouvent inégal), mais il reste le disque signature des Polecats, celui qui les définit dans l’histoire du genre.Il brille surtout par sa capacité à mélanger patrimoine rockabilly et culture pop modernee.


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