The Shangri-Las - Leader of the Pack - lp (1965) Red Bird Records
Il s’agit du seul véritable album studio du groupe, construit autour de leurs singles à succès.
L’album est une plongée dans le teen drama pop, où chaque chanson met en scène des récits d’amour adolescent souvent tragiques.
Contrairement aux Supremes ou aux Ronettes, les Shangri-Las développent un univers sombre, cinématographique et presque théâtral.La production de Shadow Morton accentue ce côté dramatique avec des bruitages (bruits de moto, vagues, cris), des arrangements orchestraux et des chœurs qui amplifient la tension
Give Him A Great Big Kiss (2:12) — Facette espiègle et parlée des Shangri-Las ; hook irrésistible, humour qui humanise leur image “bad girl”.
Leader Of The Pack (2:48) — Opéra teen-tragedy : bruitages, montage dramatique, narration imparable. Classique définitif.
Bull Dog (2:22) — Couleur rock plus mordante ; énergique mais un peu hors-univers, reste surtout un contrepoint de tempo.
It’s Easier To Cry (2:35) — Ballade nue et vulnérable ; belle fragilité de Mary Weiss, émotion sans surcharge.
What Is Love (2:55) — Mid-tempo plus “adulte” ; intention louable mais refrain moins mémorable, un cran en dessous.
Remember (Walking In The Sand) (2:18) — Sommet mélodramatique : intro iconique, tension retenue, douleur cristalline.
Twist And Shout (2:39) — Reprise compétente, fun, mais ne dépasse pas les versions-étalon ; Live (Cover des Isley Brothers)
Maybe (2:40) — Standard doo-wop revisité avec délicatesse ; sincère, touchant, un beau moment de chant. (Cover des Chantels)
So Much In Love (2:16) — Parenthèse lumineuse et tendre ; respiration bienvenue dans l’album.
Shout (2:10) — Déhanchement garanti ; énergie live, mais détonne un peu face au registre tragique du groupe.(Cover des Isley Brothers)
Good Night, My Love, Pleasant Dreams (1:15) — Vignette-coda façon berceuse 50s : courte, sucrée, jolie fermeture de rideau.
You Can’t Sit Down (2:18) — Stomper dansant hérité des dancefloors early-60s ; efficace sur scène, (cover des Dovells)
Leader of the Pack n’a pas toujours été considéré comme un grand “album” en soi, mais il est reconnu comme un témoignage unique de la pop adolescente sombre des sixties.
L’attitude rebelle des Shangri-Las, ainsi que leur esthétique tragique, annoncent des mouvements ultérieurs comme le punk et le gothique.Aujourd’hui, l’album est souvent vu comme une curiosité culte, à la fois naïve et visionnaire.


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