Webb Pierce - I Ain’t Never - 1984 Charly Records
Il s'agit d'une compilation vinyle mono (LP), éditée par Charly Records en 1984 au Royaume-Uni. Elle regroupe 16 titres de Webb Pierce, notamment issus de son catalogue Decca des années 1950 et début des 1960s, offrant une sélection qui mélange honky-tonk, hillbilly-rock et rockabilly roots
Le label Charly Records est réputé pour ses rééditions soigneusement compilées, spécialisées dans les catalogues retro : jazz, blues, rockabilly, americana, etc.
Diversité stylistique : on passe d’un Webb dansant et largement influencé par le rock (ex. I Ain’t Never, Teenage Boogie) à un artiste plus traditionnel, sensible et mélodique dans ses ballades et morceaux plus introspectifs.
Sélection exemplaire : des classiques comme In the Jailhouse Now ou More and More côtoient des raretés rockabilly, reflétant l’évolution artistique de Pierce.Solide cohérence artistique : malgré la variété des styles, l’ensemble est homogène grâce à la voix nasillarde et reconnaissable de l’artiste, ainsi qu’à une excellente production.
A1 – Teenage Boogie (1956)
Un des titres les plus rockabilly de Webb Pierce. Énergique, dansant, avec un swing qui rivalise avec les pionniers du rock’n’roll. Un excellent choix d’ouverture, qui montre un Webb plus « rebelle » que dans ses classiques honky-tonk.
A2 – I Ain’t Never (1959)
Cofirmé comme l’un de ses plus grands tubes (co-écrit avec Mel Tillis). C’est le morceau-titre, un mélange de honky-tonk et d’éléments pop-country, très accrocheur et bien produit.
A3 – Sittin’ Alone
Un titre plus intime, moins connu, qui fait contraste après les deux bombes d’ouverture. Voix plaintive, instrumentation discrète, montrant le côté mélancolique de Pierce.
A4 – Bye Bye Love
Reprise du hit des Everly Brothers (1957). Webb en donne une lecture plus country que rock’n’roll, avec son timbre nasillard qui change l’ambiance. Pas aussi marquant que l’original, mais intéressant comme document de style.
A5 – In The Jailhouse Now (1955)
Peut-être son morceau le plus durable. Resté 21 semaines n°1 au classement country. Humour, ironie et un swing old-timey irrésistible. Ici, le disque gagne en poids historique.
A6 – Honky Tonk Song
Un hommage à son style fétiche : pedal steel omniprésente, rythme chaloupé, et Webb à l’aise dans son registre le plus authentique.
A7 – After The Boy Gets The Girl
Un morceau plus léger, presque crooner country, qui flirte avec la ballade. Pas un classique, mais une respiration agréable.
A8 – New Panhandle Rag
Instrumental endiablé, hommage à Leon McAuliffe et au western swing. La steel guitar est ici reine, et permet de finir la face A sur une note instrumentale brillante.
Face B
B1 – California Blues
Une reprise de Jimmie Rodgers (le « Singing Brakeman »). Webb rend hommage au père de la country, avec son timbre nasillard qui colle parfaitement au style des « blue yodels ».
B2 – You Scared The Love Right Out Of Me
Un titre mineur, mais qui illustre bien sa capacité à mêler humour et drame dans un cadre honky-tonk.
B3 – I’m Walkin’ The Dog
Chanson rythmée, à la frontière du novelty song. Léger, accrocheur, mais pas majeur dans son répertoire.
B4 – More And More (1954)
Un des sommets de sa carrière : ballade passionnée, montée émotionnelle, avec une steel poignante. Véritable classique du honky-tonk.
B5 – I’m Gonna See My Baby Tonight
Titre mid-tempo, optimiste, presque dansant. Plus léger mais agréable dans le séquencement.
B6 – Sparkling Brown Eyes
Du pur honky-tonk sentimental. Le contraste entre voix et steel guitar fonctionne à merveille, et c’est un standard repris par de nombreux artistes.
B7 – Sneakin’ All Around
Un morceau plus enjoué, à la rythmique sautillante. Webb y adopte un ton presque joueur.
B8 – Why Baby Why
Reprise du classique de George Jones (1955). Version plus lisse et moins rugueuse que l’originale, mais intéressante car elle illustre l’influence de Jones sur la country honky-tonk et la reconnaissance de Webb envers un jeune talent.
Face A : plus nerveuse, marquée par le rockabilly et l’humour (Teenage Boogie, Jailhouse, New Panhandle Rag).
Face B : plus traditionnelle, riche en ballades et en reprises influentes (California Blues, More and More, Sparkling Brown Eyes).
La compilation I Ain’t Never (Charly CR 30235, 1984) est une perle pour amateurs de country vintage et de rockabilly authentique :
Valeur ajoutée : elle capture une période fertile de Webb Pierce, oscillant entre honky-tonk pur et émergence du rock n’ roll.Pour qui ? Idéale pour les amateurs de l’époque ou les collectionneurs à la recherche d’un vinyle compact et énergique.
À noter : pour une exploration plus exhaustive ou stéréo, d'autres anthologies comme The Webb Pierce Story (1964, Decca) ou des coffrets Bear Family offrent un cadre plus complet.


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